La légende du Raï: Cheikha Rimitti

Personnage haut en couleurs. Elle est un monument et une diva a elle seule, chanteuse de raï depuis 1954, elle gagne son surnom au début des années 50 dans les bars où elle ordonnait au patron d’offrir la tournée aux clients : "Remettez, remettez !" (une tournée) : "rimitti", avec l’accent. la doyenne du Raï Cheikha Rimiti décédée en mai 2006, laisse sans conteste derrière elle un vide immense dans la scène et le paysage de la chanson Raï.

Dédiée à Cheika Rimitti disparue le 15 Mai 2006, la 16è édition du Festival du Raï à Oran et Aïn El Turck a consacré une soirée au RaÏ féminin avec une pléiade de célébrités comme Fadéla, Djanet, Kheira, Cheikha Nedjma , Cheikha Rabéa et pour la première fois, cheba Djihane du groupe Chihab de Sidi Bel Abbés. une belle façon de rendre hommage a la mamie du Raï.

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Née le 8 mai 1923 à Tessala, près de Sidi-Bel-Abbès, Paysanne d’origine, Cheikha (née Saidia) a baigné dans le chant rural. Orpheline, élevée par des "patrons" qu’elle a quittés à l’adolescence pour suivre une troupe de musiciens nomades les Hamdachis, la jeune Saida connait la misère avant de se lancer dans la chanson dans les années 40, à Relizane, Oran et Alger. Dans l’Oranais profond, elle vit la naissance du raï, musique d’origine bédouine, utilisée par les femmes. Après l’indépendance, ses chansons lui valent d’être censurée par le régime du FLN. Rimitti provoqua à la fois en effet le FLN censeur et l’islam strict. Chantant l’amour, la femme, l’alcool, les corps emmêlés… et présidant à des fêtes arrosées à la bière, elle a très vite été boudée par l’Algérie officielle. Elle s’attire une réputation sulfureuse dès son premier succès, en 1954, avec "Charrak gatta", dans lequel certains voient une attaque contre le tabou de la virginité.

Cheikha Rimitti arrive à Paris en 1979, où elle anime les soirées dans des cafés communautaires. Bien que mise à l’écart par les siens, elle devient peu à peu l’ambassadrice internationale du raï et atteint même un nouveau public à la fin des années 1990.

 

Cheikha Rimitti sort un dernier album, "N’ta Goudami" (littéralement, "toi, face à moi") chez Because Music.

 

Cheikha Rimitti s’est éteinte le 15 mai, deux jours après son concert au Zénith (Paris) où elle chantait avec les "chebs", notamment Khaled. Elle devait participer encore à plusieurs festivals l’été suivant.

Source Biographie: Wikipédia

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photos des 45 tours Bled connexion

 

Cheikha Rimitti Live en France

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Une réflexion sur “La légende du Raï: Cheikha Rimitti

  1. Salem Adel, tu sais je suis allée la voir y a 5 ans avec mon mari j’ai du le convaincre d’y aller "Rimiti?…ala" ;-)

    C’est vrai qu’au début on avait une idée un peu fausse sur elle.

    Le soir du concert "galbat al hala", même mon mari n’a pas arrêté de danser et dire qu’il ne voulait pas y aller.

    Y’a vait un fauteuil sur le scène, nous on pensé que c’était pour elle" Eh oui chibaniya…" Tu parles pas une seconde elle s’est assise ;-)

    Allah yarhamha elle avait le sens du rythme et de la scène.

    Boussates.

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