Publié par : adelife | septembre 22, 2008

Coup de coeur coup de gueule : Hamid Benamra, Réalisateur

A propos de :

«BOUTS DE VIES, BOUTS DE RÊVES », documentaire de Hamid Benamra.

 Trois histoires qui se chevauchent. Celle de Mustapha Boutadjine, Graphiste peintre, Joe Coco, Danseuse au Moulin Rouge et Mohamed Aksouh, Artiste peintre.  Docu-fiction de 1h20.

Non retenu au festival du film de Carthage.
Non retenu au festival de L’IMA.

Censure ou Bêtise !

J’ai de vrais doutes sur les conditions du visionnage.
Soit c’est de la censure claire et nette, soit c’est de l’incompétence.

Fait étrange, le même film ne passe pas au festival de l’IMA et maintenant chez vous.

Question : ou dois je montrer mes films si les festivals européens n’en veulent pas non plus?

Ce refus ne porte absolument pas sur la qualité technique, puisque le film est techniquement irréprochable… sauf si on est aveugle.

Bien sûr je ne suis pas le copain du directeur de telle ou telle institution, ni l’amant de telle ou telle directrice de je ne sais quoi !
Bien sûr, je ne suis pas palestinien ou ressortissant d’un pays pauvre qu’on se doit de mettre en valeur.

Donc je ne m’inscris pas dans un cinéma misérabiliste.

Si ce n’est le sujet sur Mustapha qui tient un discours révolutionnaire et s’entoure d’Angéla DEVIS ex « Black , Panters », du fils des Rosenberg et dont Mahmoud Derwiche cautionne le tableau “jerusalem mind”…

Si ce n’est ce sujet, c’est la danseuse du Moulin Rouge qui défend sa négritude et montre que la France est encore loin de son discours officiel. Peut être est ce sa foi chrétienne qui gêne et l’on refuse de voir la foi d’une femme en harmonie avec son corps…

Ce n’est pas le sujet sur Mohamed Aksouh qui montre qu’un forgeron serrurier peut faire de la peinture sans n’avoir rien obtenu de la France ni de l’Algérie.
Je suis d’autant plus vexé que la musique du film est un hommage au grand tunisien Anouar Brahem.

Alors que reste t’il de mes quatre sujets !
Celui de Soraya Baghdadi que l’on voit danser sur la musique de Marcel Khalifé en sa présence, montre qu’elle est restée sur la voie d’une expression engagée même après la mort de son mari, le réalisateur Maroun Baghdadi…
Si ce n’est par bêtise ou par ignorance, par manque de visibilité totale ou pour ne pas froisser les intérêts de tel ou tel pays…?

Comment des arabes peuvent traiter un des leur qui présente une vision originale de nos soucis les plus profonds: la création tout court.

PRESSE:

Lire les articles consacrés à cette artiste réalisateur hors du commun.

*Hamid Benamra à la Cinémathèque
*Benamra Hamid. Réalisateur, « Je suis un guetteur d’images… »
Pour plus d’infos sur Hamid Benamra: http://www.myspace.com/hyndfilm  

Réponses

  1. Artiste

  2. Lettre à mes amis juif
    En souvenir de leurs grand parents

    Pardon
    Petit bébé lumière
    Ta maison est en deuil
    Ton lit n’a pas sommeil
    Pardon
    Petit bébé rieur
    Les diaphragmes sont fermés
    Rangés comme tes cuillères
    Pardon
    Petit bébé coriace
    Tes copains de crèche
    Observent une minute de silence
    Pardon
    Petit bébé amour
    L’éclair a frappé ton rêve
    A laissé sur ta langue
    Un goût incandescent
    Pardon
    Petit bébé coureur
    Pas le temps d’essayer toutes tes dents
    D’essayer ton sourire
    Sur le miroir de l’enfance
    Pardon
    Petit bébé charmeur
    Tes photos ne font pas les unes
    Les héros ne portent pas ton nom
    Comptés dans une main
    Multipliés chaque raid
    Et quelques uns aujourd’hui
    Ont soufflé leurs bougies
    Consumées avant l’âge
    pardon
    Petit bébé cobaye
    De téter
    Les balles d’un raide chirurgicale
    L’amicale du monde civilisé
    Joue chaque jour au poker
    Tes frontières barbelées
    Pardon
    Petit bébé arabe
    L’élan de tes ailes
    Déplumées
    Juste avant l’envole
    Pardon
    Petit bébé hagard
    Les migs de nos armées
    Sont exposés dans les hangars
    Les chars de nos divisions
    Rouillent dans les casernes
    Les soldats de nos nations
    Sont en plomb
    Pardon
    Petit bébé philistin
    La bible qui porte ton nom
    Saigne.
    Les élus du Dieu actuel
    Piétinent sur tes versets
    et déversent leur venin du ciel
    Pardon petit bébé tout seul
    L’étoile de ton destin
    Est dans un trou noir.
    Les enfants de l’étoile jaune
    Portent une mémoire courte
    Les enfants de l’étoile jaune
    Écourtent les bourgeons de tes plaines
    Les enfants de l’étoile jaune
    Font pâlir les visages
    dans les cours de récré
    Pardon petit bébé mort
    Les enfants de l’étoile jaune
    Dans leur joujous à hélice
    Se jouent des lois de ce monde

    Alors enfants de tout pays
    Lâchez des mots
    Mais pas des bombes.

    Hamid Benamra
    (textes déposé)


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