
A propos de :
«BOUTS DE VIES, BOUTS DE RÊVES », documentaire de Hamid Benamra.
Trois histoires qui se chevauchent. Celle de Mustapha Boutadjine, Graphiste peintre, Joe Coco, Danseuse au Moulin Rouge et Mohamed Aksouh, Artiste peintre. Docu-fiction de 1h20.
Non retenu au festival du film de Carthage.
Non retenu au festival de L’IMA.
Censure ou Bêtise !
J’ai de vrais doutes sur les conditions du visionnage.
Soit c’est de la censure claire et nette, soit c’est de l’incompétence.
Fait étrange, le même film ne passe pas au festival de l’IMA et maintenant chez vous.
Question : ou dois je montrer mes films si les festivals européens n’en veulent pas non plus?
Ce refus ne porte absolument pas sur la qualité technique, puisque le film est techniquement irréprochable… sauf si on est aveugle.
Bien sûr je ne suis pas le copain du directeur de telle ou telle institution, ni l’amant de telle ou telle directrice de je ne sais quoi !
Bien sûr, je ne suis pas palestinien ou ressortissant d’un pays pauvre qu’on se doit de mettre en valeur.
Donc je ne m’inscris pas dans un cinéma misérabiliste.
Si ce n’est le sujet sur Mustapha qui tient un discours révolutionnaire et s’entoure d’Angéla DEVIS ex « Black , Panters », du fils des Rosenberg et dont Mahmoud Derwiche cautionne le tableau “jerusalem mind”…
Si ce n’est ce sujet, c’est la danseuse du Moulin Rouge qui défend sa négritude et montre que la France est encore loin de son discours officiel. Peut être est ce sa foi chrétienne qui gêne et l’on refuse de voir la foi d’une femme en harmonie avec son corps…
Ce n’est pas le sujet sur Mohamed Aksouh qui montre qu’un forgeron serrurier peut faire de la peinture sans n’avoir rien obtenu de la France ni de l’Algérie.
Je suis d’autant plus vexé que la musique du film est un hommage au grand tunisien Anouar Brahem.
Alors que reste t’il de mes quatre sujets !
Celui de Soraya Baghdadi que l’on voit danser sur la musique de Marcel Khalifé en sa présence, montre qu’elle est restée sur la voie d’une expression engagée même après la mort de son mari, le réalisateur Maroun Baghdadi…
Si ce n’est par bêtise ou par ignorance, par manque de visibilité totale ou pour ne pas froisser les intérêts de tel ou tel pays…?
Comment des arabes peuvent traiter un des leur qui présente une vision originale de nos soucis les plus profonds: la création tout court.
PRESSE:
Lire les articles consacrés à cette artiste réalisateur hors du commun.











Artiste
Par Jerusalem le octobre 24, 2008
à 8:54
Lettre à mes amis juif
En souvenir de leurs grand parents
Pardon
Petit bébé lumière
Ta maison est en deuil
Ton lit n’a pas sommeil
Pardon
Petit bébé rieur
Les diaphragmes sont fermés
Rangés comme tes cuillères
Pardon
Petit bébé coriace
Tes copains de crèche
Observent une minute de silence
Pardon
Petit bébé amour
L’éclair a frappé ton rêve
A laissé sur ta langue
Un goût incandescent
Pardon
Petit bébé coureur
Pas le temps d’essayer toutes tes dents
D’essayer ton sourire
Sur le miroir de l’enfance
Pardon
Petit bébé charmeur
Tes photos ne font pas les unes
Les héros ne portent pas ton nom
Comptés dans une main
Multipliés chaque raid
Et quelques uns aujourd’hui
Ont soufflé leurs bougies
Consumées avant l’âge
pardon
Petit bébé cobaye
De téter
Les balles d’un raide chirurgicale
L’amicale du monde civilisé
Joue chaque jour au poker
Tes frontières barbelées
Pardon
Petit bébé arabe
L’élan de tes ailes
Déplumées
Juste avant l’envole
Pardon
Petit bébé hagard
Les migs de nos armées
Sont exposés dans les hangars
Les chars de nos divisions
Rouillent dans les casernes
Les soldats de nos nations
Sont en plomb
Pardon
Petit bébé philistin
La bible qui porte ton nom
Saigne.
Les élus du Dieu actuel
Piétinent sur tes versets
et déversent leur venin du ciel
Pardon petit bébé tout seul
L’étoile de ton destin
Est dans un trou noir.
Les enfants de l’étoile jaune
Portent une mémoire courte
Les enfants de l’étoile jaune
Écourtent les bourgeons de tes plaines
Les enfants de l’étoile jaune
Font pâlir les visages
dans les cours de récré
Pardon petit bébé mort
Les enfants de l’étoile jaune
Dans leur joujous à hélice
Se jouent des lois de ce monde
Alors enfants de tout pays
Lâchez des mots
Mais pas des bombes.
Hamid Benamra
(textes déposé)
Par Hamid Benamra le janvier 22, 2009
à 1:05