Le Festival du Raï d’Oran

L’historique du festival du Raï d’Oran


Après le Festival du raï d’Août 1985 qui a intronisé d’une manière officielle le raï, Oran a connu une série de manifestations les années suivantes sous diverses appellations (Shab el Baroud, Moussem, etc.) C’est en 1991 que des musiciens, cinéastes, journalistes et artistes décidèrent de renouveler l’expérience d’une rencontre dédiée au raï et à la musique oranaise en général. Cette initiative était née à l’issue du constat de la raréfaction des animations musicales et des blocages par l’APC FIS de manifestations de ce type. Avec le soutien de la société civile et de l’administration, la tenue du premier Festival du Raï dénommé pour la circonstance ‘festival de la chanson oranaise’ pu avoir lieu au Palais des Sports d’Oran malgré les menaces et les intimidations dont furent l’objet ses initiateurs.

C’est au lendemain de cette première édition que sera constituée l’Association pour la promotion et l’insertion de la chanson Oranaise (APICO. Après cette première expérience, la deuxième édition pu avoir lieu avec des difficultés d’un autre ordre. En effet un Festival du raï était organisé à Saïdia (Maroc) à la même date qui attira la plupart des grandes stars du raï pour des raisons à la fois sécuritaires et financières. Malgré ce handicap, la seconde édition a pu se tenir en offrant un environnement culturel supplémentaire (expositions et stands de vente de cassettes et de vidéo). Les éditions suivantes se dérouleront selon le même schéma, à savoir des engagements fermes d’une prise en charge du Festival, suivis d’une période de latence qui donne lieu à la veille de la tenue du festival de tractations et de polémiques sur les modalités de prise en charge de cette rencontre.

Ces multiples tracas conduiront en 1997 à l’annulation du Festival à Oran et sa tenue à Sidi Fredj à Alger pour les mêmes raisons. A partir de la 8ème édition, l’amélioration réelle du niveau des prestations, l’émergence sur le marché de la chanson raï de nombreux talents prometteurs après une période de repli va doper la manifestation et va lui valoir un surcroît de crédit auprès des artistes et des institutions culturelles. Depuis lors la question de son institutionnalisation se pose d’une manière de plus en plus insistante mais se résume pour l’essentiel à des vœux pieux conséquence des velléités des responsables locaux et de l’indifférence du pouvoir central. Lors du 10ème anniversaire du Festival, la couverture médiatique étrangère importante (Arte, T.V ; Hollandaise, Libanaise, etc.) et le parrainage de cheb Mami vont davantage mobiliser les organisateurs pour présenter un projet intitulé : Découvertes Raï du 3ème Millénaire 2001. L’ambition affichée par ce projet ne rencontrera guère d’écho, puisque la 11ème édition ne pourra se tenir que par l’appui de l’APW et du Comité des Fêtes. Cette édition qui a permis de concrétiser un premier échange entre le mouvement associatif et les artistes du Raï de Marseille et d’attirer un public important restera entaché cependant des manquements aux engagements financiers tenus par les promoteurs institutionnels.

A partir de 2002, le Festival marque sa dimension nationale en programmant davantage de jeunes chanteurs de raï venant d’autres régions d’Algérie et de France : Hassan, Akil, Mohamed El Alia, Ghazi, Moumen, etc. Il imposera une meilleure sélection parmi les nouvelles voix du raï qui auront ainsi l’occasion de se confronter à la scène. Le ministère de la culture s’implique cette année là et réhabilite de ce fait cette manifestation à travers les médias étatiques. En 2003, l’ouverture du Festival vers des activités d’animation plus diversifiées (Salon des arts plastiques, expositions, tournoi de football à la mémoire de Cheb Hasni, ‘sardinade’ au Fort de Santa Cruz, etc.) l’impose comme rendez-vous culturel estival majeur au niveau national.

La 14ème édition du Festival du Raï qui s’est déroulée à Oran du 7 au 13 août 2004 a donné la mesure de l’événement en étoffant et en diversifiant sa programmation. Cette cuvée 2004 a fait la part belle à l’éclectisme sonore des genres et des générations dans une volonté consensuelle d’associer au raï et son armada de chebs et de chabette les autres styles musicaux. C’est pourquoi la clôture de la manifestation qui s’est achevée à 6h du matin a vu la participation de l’antique groupe Ahl Diwan (dans le genre ghiwan) reconstitué cette année vingt ans après sa dissolution, Abdelkader Chaou pour le chaabi, Boualem Chaker et son tambourinaire pour le kabyle, Khalass dans le staïfi électrique et Hamid Belbeche pour compléter le versant aurésien et chaoui de ce panorama national musical. Cette édition a pu, enfin, grâce aux sponsors des grandes entreprises de l’énergie(SONATRACH, SONELGAZ, NAFTAL, EGZIA, etc.) et du secteur privé (Laiterie Soumam), se doter d’une sonorisation et d’éclairages professionnels. Ce furent incontestablement les chebs pugnaces et conquérants des tubes de l’été (Réda Taliani, Cheb Radouane, Houari Dauphin) qui ont rameuté le public turbulent et exigeant du Théâtre de Verdure.

L’attraction aura été sans conteste Réda Taliani, ou plus exactement sa chanson : Joséphine qui a largement dominé depuis quelques mois le Hit parade national de la chanson. Plus branché, question figure de style, Cheb Radouane, valeur déjà cotée depuis quelques années dans le milieu du raï, a remué la gente féminine avec son ‘Enti Haba Numérique’(Toi tu es un morceau Numérique). Mais la tendance marquante une fois encore a été du côté des ambianceurs où l’on a assisté au come back du tourbillonant Hakim Salhi, à la prestation de l’inusable Yazid d’Alger et son raï familial, Cheb Djelloul à la recherche de nouvelles onomatopées porteuses et à un véritable show de prise de pouvoir de celui qui incarne tout juste après Khaled et Mami le nouveau leadership du raï, Houari Dauphin.

La 15ème édition campée dans de nouveaux décors et une sonorisation impeccable a fixé une vraie exigence de professionnalisme même si certains artistes confirmés ont manqué à l’appel. Elle a vu l’émergence de nouvelles voix comme chaba Djamila découverte au Festival des Escales de Saint-Nazaire grâce à un accompagnement musical inventif et généreux du groupe Liberté. Durant ce Festival 2005 la ministre de la Culture a annoncé officiellement l’institutionnalisation du Festival National de la chanson raï et la mise en place d’un commissariat pour l’organisation de l’édition 2006.

La cuvée 2006 du Festival sous sa nouvelle configuration de Festival national de la chanson raï s’est déroulée du 1er au 5 août. Elle s’est déployée au Théâtre de verdure d’Oran et au théâtre de plein air d’Ain el Turck. Elle s’ouvre dans la douleur des évènements du Sud Liban en hommage à la grande dame de la chanson bédouine, cheikha Rimiti et aux femmes par une soirée entièrement animée par les grandes chanteuses comme Zahouania, Cheba Yamina, Cheba Kheira, cheba Djanet, cheba Djamila, les cheikhate Ouarda et Nedjma. Elle verra se rencontrer jeunes émules et maîtres chevronnés à l’image d’un Hakim Salhi, de Abbès, Redouane, Nanni, Réda, Raina Raï, Houari Dauphin, etc. Incontestablement ce fut le retour du king Khaled sur la scène qu’il n’a pas foulé depuis vingt ans qui constitua l’attraction principale de cette session. Rompu aux grands évènements, Khaled qui ne devait chanter que quarante cinq minutes occupa la scène pendant une heure trente. En sus de ces représentations, le ministère de la culture et le ministère de la solidarité nationale organisèrent un gala de solidarité au profit des peuples palestiniens et libanais en présentant une autre figure de référence du raï, cheb Billal qui retrouvait lui aussi la scène du théâtre de verdure après bien des années.

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Le festival du Raï d’Oran en Image

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Photos de la 17ème éditions du Festival du Raï d’Oran

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Remise des prix au lauréats des jeunes talents du Raï

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Photos de la 16éme édition du Festival du Raï

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la conférence de presse de cheb Khaled lors du Festival

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Raïna Raï

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Les éditions du Festival du Raï
Aprés la premiere édition du festival du Raï à Alger en 1985, il ni en a pas eu d’autres jusqu’en 1991 à Oran.

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1ere édition du Festival 1991

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2éme édition du Festival 1992

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3éme édition du Festival 1993

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4éme édition du Festival 1994

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5éme édition du Festival 1995

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6éme édition du Festival 1996

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7éme édition du Festival 1997

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8éme édition du Festival 1998

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9éme édition du Festival 1999

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10éme édition du Festival 2000

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11éme édition du Festival 2001

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12éme édition du Festival 2002

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13éme édition du Festival 2003

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14éme édition du Festival 2004

Edition 2005

Les Oranais et le Raï à la 14ème edition du Festival les Escales de Saint-Nazaire.

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Les Oranais à Saint-Nazaire. (Photo(C)Martin Launay, Tous droits réservé)

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Aissawa de Mostaganem. (Photo(C)Martin Launay, Tous droits réservé)

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Aissawa de Mostaganem. (Photo(C)Martin Launay, Tous droits réservé)

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Aissawa de Mostaganem. (Photo(C)Martin Launay, Tous droits réservé)

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Cheba Djamila. (Photo(C)Martin Launay, Tous droits réservé)

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Cheba Djamila. (Photo(C)Martin Launay, Tous droits réservé)

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Chiheb. (Photo(C)Martin Launay, Tous droits réservé)

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Ghaïta. (Photo(C)Ludovic Faller, Tous droits réservé)

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Ghaïta. (Photo(C)Ludovic Faller, Tous droits réservé)

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Hadj MILIANI lors d’une table ronde. (Photo(C)Ludovic Faller, Tous droits réservé)

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Chab Mami lors de la conférence de presse. (Photo(C)Ludovic Faller, Tous droits réservé)

FESTIVAL 2004 EN IMAGES

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Le festival Rai rend hommage à Athmane Bali.

Cette 17e édition du Festival national de la chanson raï, la deuxième depuis son institutionnalisation, sera clôturée demain.
Le raï est allé voguer dans l’immensité du grand désert à l’occasion de la troisième soirée du festival national qui lui est consacré et qui se tient depuis samedi dernier au théâtre de verdure Hasni-Chekroun à Oran.
En dédiant le plateau artistique de la soirée de lundi au défunt Othmane Bali, les organisateurs ont imprégné l’ambiance d’une teinte rouge ocre, chaude où se sont mêlés le rythme gnaoui au targui ou encore à la tikouka et au bambara. Les troupes invitées pour la première partie de la soirée ont emprunté au griot ses incantations, ses pas de danse et ses gestes, pour louer Dieu et le Prophète Mohammed (QSSL). Les rythmes saccadés du karkabou ont plongé le public dans une atmosphère gnaouie où ne manquaient que les effluves de l’encens. Transgnaoua d’Oran, Diwan de Kenadza et le groupe Essed de Béchar ont usé de tous les rythmes du Sud qui ont influencé le blues, la folk ou encore le jazz et le reggae. Le raï ne pouvait mieux trouver pour se ressourcer que les colorations sensibles des oasis du Sahara. L’hommage rendu à Othmane Bali était à la mesure de cet artiste au savoir-faire reconnu, qui maniait aussi bien le goumbri que le luth et bien d’autres instruments. La seconde partie de la soirée était consacrée à un raï festif, un raï d’ambiance qui anime les soirées de mariage. Hormis cheikh Naâm, au verbe acidulé et à la musique d’inspiration flamenco, les chebs Aalia, Titou et Abdou ont présenté des titres puisés dans le répertoire des cheikhates Remiti et Djennia. Parallèlement, un séminaire sur les patrimoines musicaux en Algérie s’est tenu lundi au théâtre régional Abdelkader-Alloula. Cette initiative des organisateurs se voulait un espace de débats et de confrontation d’idées sur les origines du raï et la richesse du patrimoine musical algérien.
L’anthropologue Ahmed Benaoum de l’université de Perpignan, auteur de nombreux travaux sur les Ouled Sidi Cheikh, a abordé le rapport de la musique avec la tradition. Le chercheur n’a pas manqué de souligner que bon nombre de traditions, des us et coutumes ont été perpétuées et véhiculées grâce justement à la musique. Le commissaire du festival, enseignant universitaire et auteur de plusieurs études sur le raï et la chanson oranaise, Hadj Meliani, a, pour sa part, abordé la naissance, durant les années 1920 et 1930 du de la chanson oranaise. Le conférencier n’a pas manqué de relever que cette naissance a été influencée par les genres andalou, bedoui, mambo et jazz. “Le raï qui avait fait son apparition durant cette époque était un cri de révolte contre l’ordre établi par le colonisateur. “S’hab el baroud est à l’origine du cri de colère d’un jeune Algérien enrôlé de force dans les rangs de l’armée coloniale pour aller faire la guerre en Indochine”, a-t-il souligné. Meriem Bouzid, une enseignante chercheuse au Centre national de recherche en anthropologie d’Alger, a, quant à elle, abordé les aspects musicaux du rituel de la “sebaïba” à Djanet, un thème également présenté par Ahmed Tahrichet de l’université de Béchar qui a mis en exergue la richesse du patrimoine musical algérien.

R. R./APS Jeudi 09 Août 2007

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Les nouveautés du 17ème festival du raï

Comme de coutume, la capitale de l’Ouest se prépare pour accueillir la 17ème édition du festival national de la chanson raï, qui se tiendra du 4 au 10 août au théâtre de verdure «Chakroun Hasni». Pour cette édition, trois prix symboliques (entre 30.000 et 50.000 DA) seront décernés à la meilleure chanson (paroles), meilleure musique et meilleure interprétation, par un jury composé de journalistes et d’anciens artistes, apprend-on d’une source proche du commissariat du festival. Notre source a ajouté que «pour le moment, certains artistes n’ont pas encore signé leurs contrats». Mais une chose est sûre, chaque soirée sera animée par huit chanteurs. D’autre part, des soirées thématiques seront organisées à la même occasion. Dans ce cadre, il est prévu l’organisation d’une soirée spécial «Sud», une soirée consacrée aux jeunes talents et une soirée pour les révélations de l’année. La soirée de clôture sera animée par la diva Cheba Zahouania. La deuxième nouveauté pour cette édition est la tenue du 1er séminaire national du patrimoine musical algérien. Un séminaire qui vient d’être institutionnalisé, rappelle-t-on.

A noter que la 16ème édition du festival a été animée, l’an dernier, par le «king» Khaled. Après une longue absence, le roi du raï avait donc retrouvé le public du théâtre de verdure «Chakroun Hasni». La 16ème édition a été aussi animée par des chanteurs célèbres tels Cheba Yamina venue de Constantine, Cheba Sihem, Djelloul, Hendi, Redha Taliani ou encore Cheba Kheira.
par J. B.

www.lequotidien-oran.com

Parue sur le Quotidien d’Oran le Mercredi 25 Juillet 2007, (C)Tout droit réservé.

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ORGANISATION DE LA 17e EDITION DU FESTIVAL NATIONAL DU RAI

En attendant les sponsors

Cette année encore, des noms de grandes stars de la chanson raï circulent autour de la tenue de la 17e édition du Festival national du raï. Comme chaque année les organisateurs espèrent donner une empreinte encore plus professionnelle et surtout entourée de stars pourquoi pas, nous dit-on, du Maghreb ou encore cheb Khaled, qui d’ailleurs fait de plus en plus d’apparitions en Algérie cette année. Mami est également pressenti pour prendre part à cette édition, même si pour sa part les apparitions sont plutôt discrètes, en Algérie, surtout après ses démêlés avec la justice française. Nous apprenons par le commissaire du festival que la 17e édition du Festival national du raï d’Oran se tiendra du 4 au 12 août 2007, au théâtre de verdure Chekroun-Hasni.
Durant ces huit jours de rythme raï, l’on nous signale que l’ambition des organisateurs ne se limitera pas uniquement à la musique raï. M. Hadj Miliani, l’un des organisateurs de ce festival, nous dira que leur souhait serait de réunir des duos arabes sur la scène de cette 17e édition tels que cheb Khaled et Diana Haddad mais tout ceci dépendra des moyens disponibles —à ce jour le festival peine à trouver des sponsors. Autre vœu qui n’attend que son financement, une sélection plus large d’artistes au niveau national. Quant à l’idée rapportée par certains, à savoir que le festival se tiendra dans le cadre d’“Alger, capitale de la culture arabe”, notre interlocuteur nous dira que le festival se tiendra dans son cadre habituel et n’aura pas d’autre empreinte que la sienne. Ceci étant, il n’est pas exclu, si toutefois un accord est possible, de produire certains artistes à Alger dans le cadre des festivités d’“Alger, capitale de la culture arabe”. En plus de la scène du théâtre de verdure Chekroun-Hasni, d’autres espaces ont été retenus pour accueillir les galas de musique, notamment le théâtre de plein air à Trouville et le théâtre Dechra du complexe Les Andalouses. Autre idée qui demeure pour l’instant encore peu probable, il s’agit du lieu où sera clôturé le festival comme éventuel choix : le stade Zabana pour un concert non-stop. Comme chaque année, il est prévu des expositions photos et une série de conférences sur le raï au Théâtre régional d’Oran, ainsi qu’au Palais des arts et de la culture d’Oran. Le programme inclut également une visite guidée des sites historiques avec la collaboration de l’association Bel Horizon et un grand spectacle de cavalerie à l’Hippodrome Antar-Ibn-Cheddad.
Amel. B

(C)Le Soir d’Algérie. www.lesoirdalgerie.com

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Le OULA SHOW TV

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Un grand évènement au Maghreb. La première émission télévisée dédiée aux musiques actuelles (rap, rock, fusion,etc.) C’est au Maroc et à Casablanca que se déroule cette première historique. Bonne chance à Oula Show!

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INFOS Colloque

Colloque de Sociolinguistique urbaine sur le thème :

“Langues et musique, pratiques urbaines plurielles”

Comité d’organisation : Hicham Bahou, Mohamed «Momo» Merhari (EAC-L’Boulvart), Dominique Caubet, CRÉAM (Paris - INALCO), Catherine Miller, IREMAM (Aix), Myriam Abouzaid, LIDILEM (Grenoble III), Claudine Moïse (Avignon)

Colloque, 16-17-18 avril : Coupole (Jardin de la Ligue Arabe)

Concert, 16/17 avril : Théâtre Mohammed VI

Un réseau de chercheurs venus de France, d’Algérie, du Liban et du Maroc organise, en collaboration avec l’association EAC L’Boulvart, un colloque de sociolinguistique urbaine sur le thème : « Langues et musiques, pratiques urbaines plurielles ». Le colloque se tiendra du 16 au 18 avril à la Coupole (Jardin de la Ligue Arabe).

L’émergence de la nouvelle scène musicale marocaine depuis les années 2000, avec un Festival comme L’Boulevard, semble aujourd’hui indissociable d’un mouvement beaucoup plus global, sur les plans à la fois artistique et social ; le mot « movida » a même été lancé dans la presse dès 2005 pour qualifier de phénomène : « Nayda ! ». Cette culture alternative cantonnée dans l’underground jusqu’en 2003, a aujourd’hui acquis une réelle visibilité grâce aux arts de l’image, à une certaine presse, à des boites de communication et en lien avec le développement des nouvelles technologies.

Ce mouvement d’accès à la modernité s’accompagne de la prise de conscience d’une identité nouvelle et plurielle qui prend appui sur la darija, aussi appelée « l-maghrebiya », qui se trouve ainsi appelée à jouer un rôle nouveau pour elle, si l’on songe qu’elle était encore considérée comme synonyme d’arriération et d’analphabétisme il y a quatre ou cinq ans.

Pendant trois jours, les 15 chercheurs se réuniront pour discuter avec des acteurs de la vie culturelle marocaine de sujets tournant autour des nouvelles pratiques urbaines. Ils ont décidé d’adopter un ton accessible au grand public : des interventions courtes pour laisser du temps à la discussion. Deux concerts avec des groupes de la jeune scène musicale marocaine viendront illustrer les thèmes du colloque.

Le colloque se tiendra du 16 au 18 avril 2007 à la coupole de Casablanca.

Les concerts auront lieu les 17 et 18 Avril au soir.

Ci-dessous le programme général du colloque :

>> Table ronde N°1. Lundi 16 avril - 14h30

Langues du quotidien/langues maternelles : le retour en force, la prise en main

Modérateur : Catherine Miller (IREMAM, Aix-en-Provence)

1 - Jacqueline Billiez, Cyril Trimaille, Myriam Abouzaïd - LIDILEM, Université Stendhal – Grenoble III :

Zooms sociolinguistiques sur les chansons du groupe Hoba Hoba Spirit.

2 – Driss Ksikes, ex-directeur de l’hebdomadaire Nichane :

Philosophie Nichane : de la naissance au procès.

3 – Dominique Caubet, PU Arabe Maghrébin - INALCO, Directrice du CREAM (LACNAD) :

Darija a-t-elle désormais sa place sur le devant de la scène ?

4 - Christophe PEREIRA, Doctorant / Chargé de Cours INALCO, CREAM (LACNAD) : Comment écrit-on les chats, les textos et les e-mails en arabe de Tripoli ?

>> Invité : Adil Mafhoum « Raven » (www.marockmagazine.com)

CONCERT N°1 :

Lundi 16 avril - 20h00 - Complexe Mohammed VI (Belvédère) - 50 Dhs

FEZ CITY CLAN, ZWM, BIGG

>> Table ronde N°2. Mardi 17 avril - 9h30

Musique et échanges transméditerranéens

Modérateur : Cyril Trimaille (LIDILEM, Université Stendhal – Grenoble III)

5 – Claudine Moïse, Université d’Avignon :

Danse et paroles hip hop, de la richesse des échanges transméditerranéens.

6 - Hadj Miliani, Université de Mostaganem :

Etude populaire et langage générationnel : Billal chantre des Hittistes et des Harragas.

7 - Alexandrine Barontini, INALCO – LACNAD-CRÉAM :

Louzine ou la fabrique d’une culture alternative en France et en Algérie.

8 - Marielle RISPAIL, IUFM de Nice, LIDILEM Grenoble III :

Abd Al Malik, chansons d’une à l’autre rive.

>> Invité : Badre Belhachemi (Guitariste du groupe Darga)

>> Table ronde N°3. Mardi 17 avril - 14h30

Rap : musique de jeunes

Modérateur : Claudine Moïse (Université d’Avignon)

9 - Nicolas Puig IRD/IFPO, Beyrouth :

Un nouveau type de chanson politique et sociale: le rap palestinien.

10 – Gilles Suzanne, Marseille :

La dynamique créative d’une ville: le cas de Marseille.

11 – Michelle Auzanneau, Université René Descartes - Paris V :

Pratiques langagières et mises en scènes dans le rap.

12 – Belkacem Boumedini, Chargé de cours, Centre Universitaire de Mascara - Chercheur associé au C.R.A.S.C. Oran - Algérie :

Conditions politiques et sociales de l’apparition du rap en Algérie.

>> Invités: Masta Flow (Casa Crew),

Bigg

CONCERT N°2 :

Mardi 17 avril - 20h00 - Complexe Mohammed VI (Belvédère) - 50 Dhs

CASA CREW, DARGA, ZAYAN FREEMAN

4. Table ronde N°4. Mercredi 18 avril - 14h30

Bouillonnement musical au Maroc et en Egypte

Modérateur : Dominique Caubet (INALCO, Paris)

13 - Catherine Miller (IREMAM) :

Petit Aperçu de la nouvelle scène musicale caïrote de l’année 2006.

14 - “Momo” Merhari, Hicham Bahou (Directeurs du Boulevard) :

Le Boulevard, naissance d’un festival africain.

15 – Jamal Khalil, Professeur habilité à la Faculté

des Lettres et des Sciences Humaines, Université Hassan II Aïn Chock, Casablanca :

L’oscillation des attitudes envers la musique des jeunes.

16 - Amel Abou Laazm, Festival des Musiques Sacrées, Fès - Maroc :

Mouvement musical inscrit dans un phénomène de transformation

sociale plus général ou bien ne touchant qu’une classe particulière ?

> Invités : Neila Tazi, (A3 com, Festival d’Essaouira,

Festival de Casa)

Layal Rhanem (http://nextline.ma)

CONTACT PRESSE

colloquecasa@yahoo.fr

Karima Chakiri: 060-85-03-20

Layal Rhanem: 064-65-83-75

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SOLIDARITE
Théâtre de Verdure d’Oran
Concert de solidarité avec le peuple libanais

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Le gala de solidarité en faveur du peuple libanais organisé dimanche au théâtre de Verdure par le commissariat du festival du raï, en marge de cet événement clôturé vendredi, a rapporté en tout 265 400 DA, une somme qui va être confiée à l’ambassadeur du pays du Cèdre.
Les organisateurs ont lancé sur place un appel en direction des familles et des spectateurs présents pour une collecte de dons en liquide qui a rapporté 17100 DA. Le reste représente le montant de la recette des billets d’entrée (près de 500 places vendues), dont le tarif a été fixé à 500 DA. « Le théâtre de Verdure dispose de 2500 places, et Bilal vous dis que si je ne vois pas cet espace se remplir avec 4000 personnes, je ne monterai pas sur scène », lançait l’animateur de la soirée, Kazi Tani, à l’encontre d’un carré de jeunes qui scandaient le nom du l’un des chanteurs de raï les plus populaires à Oran. Bilal, arrivé le jour même avec ses propres musiciens, était programmé en vedette, mais son vrai public est surtout formé par les jeunes des quartiers populaires dont il reprend les codes comme dans Anta mrid anta, Rak chayeâ, etc. Beaucoup de jeunes qui sont venus spécialement pour l’auteur de Ouled horma n’ont pas pu accéder à l’esplanade du théâtre plein air, faute de moyens, car le prix du billet est relativement cher, et les services d’ordre qui ont reçu des consignes strictes dans le but de favoriser l’achat des billets ont eu du mal à contenir les entrées clandestines et les débordements à partir du boulevard du Front de mer qui cerne le lieu du spectacle. La date de cet événement a été annoncée en présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, qui a présidé, mardi 1er août, l’ouverture du festival du raï. On avait annoncé la venue du chanteur libanais Alaâ Ezzilzali, mais c’est finalement son compatriote Rafâat Alama qui s’est produit à sa place. Ce dernier, qui a d’abord entonné un chant patriotique avant de s’essayer à l’interprétation de quelques passages de raï, était accompagné par le musicien Haithem Ezrafil au clavier. Les rares familles libanaises présentes sur place à ce gala de solidarité ont été marquées par le passage de beaucoup de jeunes talents qui ont apporté une contribution symbolique comme Fawzi, Sofia, etc. Djamila, l’une des révélations du chant féminin, est également revenue avec une tenue traditionnelle pour marquer l’événement. De son côté, Houari Dauphin a été l’une des têtes d’affiche avec lesquelles les organisateurs ont ambitionné de faire un maximum d’entrées. Même symbolique, le pari d’organiser un gala de solidarité a été gagné et cette initiative devra, dit-on, se poursuivre à Jijel, Sétif et Alger.

Djamel Benachour

© El Watan 2006.www.elwatan.com
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Florilège raï à Oran

World. Seizième festival énergique, avec Khaled et les nouvelles stars du genre.

Le raï, «destin» en arabe oranais, est cruel. Il a décidé que Cheikha Rimitti, la maman du raï, emportée en mai par une crise cardiaque, ne chantera jamais en public à Oran, son fief. La chanteuse à la réputation sulfureuse devait y donner son premier concert, après plus d’un demi-siècle de célébrité, dans le cadre du festival de la chanson raï, avec la bénédiction de la ministre de la Culture algérienne, ex-responsable d’une association féministe dans un gouvernement largement fondamentaliste.
Robes affriolantes. Dans cette Algérie des grands écarts, l’équipe du festival a sous-titré cette seizième édition «Hommage à Cheikha Rimitti», sachant bien que la vénérable artiste ne convient guère au moralisme ambiant. Il faut dire que le festival de la chanson raï a persisté pendant des années avec des moyens ridicules, notamment durant «la décennie noire», les années de guerre islamiste comme on dit en Algérie.
L’hommage à Rimitti a commencé mercredi avec une soirée animée par des chanteuses de raï en robes affriolantes et jeans moulants, d’où émerge la voie rauque de Cheba Zahouania, malgré la sérieuse rivalité de Cheba Kheira et Cheba Djanet. Surplombé par le boulevard du front de mer, le théâtre de Verdure (ex-Petit Vichy), baptisé Hasni Chekroun, du nom de la star raï assassinée en 1994, semble parti pour une affluence record. Et ce d’autant plus que Khaled est annoncé au programme dans ce lieu qui l’a intronisé roi de la musique algérienne en 1985 et où il n’a pas chanté depuis dix-huit ans. Beaucoup semblent ne pas y croire tant on a l’habitude ici des fausses annonces.
La forte délégation de journalistes algériens présents ne cesse de questionner les organisateurs sur la venue du «King» d’Oran. Accompagné par Liberté, le groupe de huit musiciens qui joue avec tous les chanteurs du festival, Khaled arrive enfin, en jean et chemise sombre à motifs clairs, avec son éternel sourire chaplinesque. Il n’a pas entamé sa première chanson que le public des ados et des jeunes se rue sur les espaces vides qui entourent le carré des invités, provoquant un regain de vigilance chez les forces de l’ordre, qui laissent faire comme si elles craignaient la bavure. Le King commence, selon la tradition, par un chant soufi louant le Prophète, avant de forcer sa voix jusqu’à la rupture, cherchant toute son énergie pour emporter la foule. Il sait que le public d’Algérie a de nouvelles idoles en matière raï.
Coffre puissant. Elles sont au programme du festival, qui se transforme dès la deuxième soirée en manifestation de «solidarité avec les peuples libanais et palestinien», avec exhibitions sur scène des drapeaux des pays, côtoyant la bannière algérienne. Houari «Dauphin» (du nom du cabaret où il a débuté) confirme son statut de nouvelle star. Queue de cheval, costume tabac, il vire la veste, transforme en écharpe autour du cou les drapeaux qu’on lui tend. Le coffre puissant, le rythme vif, Houari débite ses succès avec une rare énergie. Autre coqueluche, Cheb Rédouane, qui fait encore les beaux soirs du Palace (l’un des 110 cabarets d’Oran et de sa corniche) et semble déjà talonner Houari Dauphin d’après l’applaudimètre.
Bouziane DAOUDI
© Libération. www.liberation.fr

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CLOTURE DU FESTIVAL
Festival de la chanson raï à Oran: plusieurs styles de musique algérienne au programme

Oran - Le rideau est tombé, vendredi soir à Oran, sur la 16e édition du festival national de la chanson raï. Les organisateurs ont concocté pour le show final un programme qui alliait plusieurs styles de musique algérienne. “Une façon de consacrer l’ouverture de cette édition aux autres régions du pays et aux autres sonorités musicales”, dira le commissaire du festival, Hadj Meliani, lors d’une brève allocution prononcée pour la clôture de cette manifestation culturelle.

APS © 2006.
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21 ANS APRES
Khaled chante à Oran
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Durant la soirée du 3 août 2006, ce fut pour cheb Khaled un pur moment d’intenses émotions et de nostalgie, en se produisant sur la scène du théâtre de Verdure à l’occasion de la 16e édition du festival national de la chanson raï. Une scène où il s’était produit pour la première fois de sa carrière face au public oranais et ce, dans le cadre de la première édition du festival du raï qui avait eu lieu au mois d’août de l’année 1985.

- Oran (Le Soir) - Durant la journée de ce jeudi 3 août 2006, cheb Khaled est arrivé à Oran, et sans trop attendre il a enchaîné dès 18 heures la balance de ses titres accompagné du groupe musical Liberté et ce, en l’absence de ses musiciens qui ne pouvaient l’accompagner pour diverses raisons d’ordre professionnel. En frôlant la scène du théâtre de Verdure, Khaled se remémorait sûrement ses premiers pas de jeune débutant hésitant et intimidé pour y revenir aujourd’hui, 21 ans plus tard en tant que roi du raï incontesté, qui a fait du chemin depuis. L’année 1985, une période importante dans l’histoire de la chanson du raï qui sortait peu à peu de la clandestinité, grâce à une certaine libération du régime de l’époque qui voulait récupérer le raï en organisant le premier festival du raï. Durant cette troisième soirée du festival national de la chanson raï, qui boucle cette année sa seizième édition sous le signe de l’institutionnalisation, le théâtre de Verdure n’aura jamais tout au long de son histoire, drainé autant de foules que ce soir-là. Tous étaient venus voir, écouter et surtout admirer le king du raï. Avant l’apparition tant attendue de cheb Khaled, la soirée fut animée par des stars de la chanson raï, tel cheb Réda, un habitué de la scène qui fut sollicité par le public pour interpréter sa reprise de Ana n’hebek ya Sarah qu’il interpréta avec brio, relayé par cheb Titou qui fit un tour de chant très animé et applaudi. Auparavant, Mohamed Es Seghir, l’un des quatre lauréats de cette éditoin, a frôlé la scène du théâtre de Verdure pour la première fois et ce fut une réusssite. Pendant ce temps, le public ne cessait de réclamer Khaled, d’une même voix. La star fit son apparition vers minuit trente, à cet instant un grand moment d’émotion s’empara des lieux, tout le public était debout, des youyous, des applaudissements… certains lui faisaient rappeler son surnom d’il y a vingt ans, celui de “Nigrou”. Khaled, très ému n’a pas cessé de les remercier, puis il a débuté sa prestation par Sallou ala Nbi, puis suivront : Hmama Jat andi, Wahran Wahran, Bakhta, Yamina… Puis il enchaîna avec Trig El Lici(la route du lycée) qui fut reprise en chœur et du cœur par tout le public. Une chanson chère pour Khaled, puisque c’est à 16 ans qu’il enregistre son premier 45 tours avec cette chanson. Dès lors, la fièvre du raï s’empara du public, surtout des jeunes qui devenaient de plus en plus difficiles à maîtriser, malgré l’important dispositif sécuritaire mis en place, ces jeunes qui avaient tant attendu un tel moment n’hésitaient pas à aller au-devant de la scène pour être repoussés par le service d’ordre, mais sans grand incident. Khaled chanta une douzaine de chansons, toutes de l’ancien répertoire, cher à l’Algérie entière et clôtura son tour de chant vers 2h00 du matin, par La Camel. L’artiste n’a pas omis de saluer la prestation qui fut à la hauteur de son talent, en l’occurrence celle du groupe musical Liberté qui fut très professionnel et qui a pu suivre le king jusqu’au bout avec brio. Même si ce soir le cheb Khaled ne fut pas très “bavard” avec son public, sa voix musicale quant à elle, leur a exprimé toute son émotion et sa fierté d’être parmi eux comme promis.
Amel. B

(C)Le Soir d’Algérie. www.lesoirdalgerie.com
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News Presse

Edition du 3 août 2006 > Eté 2006

Ouverture du festival du raï à Oran. Joyeux retour de Zahouania

Cheba Zahouania, pourtant absente au festival du raï depuis plusieurs années, a clôturé la nuit du mardi la première soirée de la 16e édition de cette manifestation qui aborde sa première saison en tant que festival institutionnalisé.

La soirée inaugurale, entièrement dédiée aux femmes et en hommage à cheikha Rimitti, décédée le 15 mai, a été marquée par la présence de la ministre de la culture Mme Khalida Toumi, venue presque, a-t-elle confié, pour se racheter de ne pas avoir assisté à l’enterrement à Oran de la pionnière du raï. Sans doute pour éviter au gouvernement algérien de s’impliquer dans un programme festif, la ministre de la République s’est déplacée sans protocole même durant la matinée au cimetière de Aïn Beïda où elle devait se recueillir symboliquement sur les tombes de quelques noms illustres de la culture. C’est, apprend-on, sur son insistance que Zahouania, en désaccord avec les organisateurs des éditions précédentes, a accepté de se produire sur la scène du théâtre de verdure Chakroun Hasni. Elle a fait son entrée sous les applaudissements d’un public qui la redécouvre à visage découvert, après son pèlerinage aux lieux saints de l’Islam. Habillé d’un ensemble blanc moderne, elle portait sur ses épaules le drapeau libanais, mais son légendaire manque de perspicacité a failli lui coûter des points en demandant au public « d’applaudir les victimes ». Après tout elle n’est que chanteuse et elle le fait toujours à merveille, car derrière ses grosses lunettes se cache l’une des voix les plus caractéristiques du raï féminin qui l’a propulsée sur les devants de la scène, ou du moins du succès dès ses débuts. Pour preuve, son répertoire n’a pas beaucoup évolué mais ses « tubes » font toujours recette ici et ailleurs. Le public en redemande comme durant cette soirée, la sienne puisqu’elle enchaînera titre après titre dont l’incontournable ouerrili ouin rak tergoud (montre-moi où tu passes la nuit). Anta goudami ouana mourak (toi devant et moi derrière), l’ultime succès « remixé » de cheïkha Rimitti a été repris, chacune à sa manière, par toutes les chanteuses, à commencer par cheikha Warda et son ensemble de medahate qui ont ouvert le bal et qui, comme dans tous les cérémonials traditionnels, commencent toujours par invoquer le prophète par un chant sacré. Ce n’est pas le cas de Soufie, potentiellement faisant partie de la toute nouvelle génération de la chanson raï. Elle a été l’une des quatre lauréats sélectionnés auparavant, par souci de promotion de nouveaux talents, pour une diffusion audio de leurs produits sous forme de compilation de 8 chansons. Elle a interprété rani medrar, welli li (je souffre, reviens-moi), mais ses capacités vocales ne semblent pas encore au point. Cheba Djamila qui lui succède est, par contre, une véritable étoile montante qui a bénéficié d’un stage en France sous forme d’atelier, soldée par l’édition d’un produit avec le groupe accompagnateur Liberté. Ma teddoulehch khbari, goulou lah rani hania (ne lui donnez pas de mes nouvelles, dites lui que je me porte bien) est son dernier titre ayant eu beaucoup de succès. La manière de chanter étant la caractéristique essentielle du raï, la voix de Djamila d’une capacité phénoménale, qui s’oppose au timbre rauque de Zahouania, se place dans un registre plus moderne pouvant lui ouvrir de nouvelle perspective. Le passage de cheba Yamina devait constituer une pause en passant à un autre style de la chanson algérienne propre à l’est du pays. Celle qui a été propulsée dans les années 1980, en interprétant Aïnik (tes yeux), revient avec ses célèbres pas de danse chaouie. Elle chantera cependant dans un autre répertoire célébrant toujours l’amour, mais avec un registre moins connoté à l’est. C’est, sans conteste, l’influence des emprunts du raï aux rythmiques propres à la région ouest. Ainsi, les Douar El âchkine et lasmar s’opposent, en quelque sorte, à Aïnik de ses débuts avec lequel elle clôt sa prestation. C’est Djenat qui reprend le flambeau avec son premier grand succès matedjebdouliche (ne m’en parlez pas) qu’elle interprète ici avec le naturel de sa voix qui n’a rien à envier aux altérations électroniques effectuées pour enjoliver la version studio du même titre. Cette vedette partie d’Oran à la conquête d’un public national qu’elle a séduit très rapidement a interprété ensuite « segnit mâak (j’ai signé avec toi, ndlr) contrat à vie ». « Aâris oua aâoroussa » (le mari et la mariée) est un autre de ses grands succès, « politiquement correct », composé pour un large public qui va s’opposer à « darat li âla radjli » (elle a séduit mon mari), dans la pure tradition de Rimitti. Autre exception de ce festival au féminin, l’accent algérois trahit Siham à la frêle silhouette qui tente de se frayer un chemin au milieu d’une concurrence rude. Des influences orientales qu’on lui connaît lors des éditions précédentes auxquelles elle a participé, elle essaye aujourd’hui d’affiner son style pour le ramener vers un rai plus authentique. « Jamais nabondoné » (jamais je n’abandonnerai) chante-t-elle dans ce registre langagier qui se soucie peu des convenances chères au puristes des langues mais qui fait le charme de ces paroles que le public avale avec naturel.« Pour quelle raison nestahel (je mérite, ndlr) la trahison » déclame également la célebre Kheira partie elle aussi défoncer les portes du succès ailleurs. Cette chanson, fait remarquer une observatrice, est très intimiste et est inspirée d’une expérience réelle. Elle traduit la douleur de la séparation. Mais Kheira qui ne désespère pas chante toujours l’amour dans « nebghih » (je l’aime). Dans l’après midi du mardi le parcours de la diva Rimitti a été retracé dans une table ronde animée par Hadj Meliani, chercheur et actuel commissaire du festival qui veille à la réussite de cet édition test devant être clôturée, si tout se passe bien, par Khaled. Le king du raï marquera ainsi un retour qui aura duré une vingtaine d’années.

Djamel Benachour

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News Presse

Oran-16e festival du raï
Sous le signe de la « solidarité avec le Liban »


Toute une symbolique : le très beau chanteur libanais Alaâ Zalzali prendra part à la 16e édition du Festival du raï d’Oran. Voilà qui conférera à cette manifestation un caractère hautement engagé pour un soutien franc au peuple libanais qui subit impunément les agressions d’Israël. Le festival se tiendra simultanément du 1er au 4 août au théâtre de Verdure Chakroune Hasni et à l’esplanade en plein air de Aïn El Turck Oran a le cœur au Liban ».

Deux jours à peine après la clôture de ce festival, « la capitale du raï » abritera un concert de solidarité avec le Liban. Sur invitation des organisateurs du festival du raï, le chanteur libanais Alaâ Zalzali se produira le 6 août prochain lors d’un concert de musique qui sera organisé par la commune d’Oran en guise de solidarité avec le peuple libanais. De nombreux artistes algériens viendront, dans la foulée, témoigner leur soutien. L’artiste libanais devra auparavant prendre part à la 16e édition du Festival du raï. Du coup, la venue de Zalzali confiera résolument à cette nouvelle édition un cachet international. Il faut dire aussi que cette version 2006 sera dédiée à l’icône de la chanson oranaise, la regrettée cheikha Rimitti. La première soirée sera exclusivement féminine. Une manière d’honorer Remiti, qui a rendu l’âme il y a quelques mois. Le public aura alors à revoir Fadéla, cheikha Nedjma, Kheïra, Djenat et autre cheikha Rabéa. Les soirées débuteront à 22 h pour prendre fin vers 3 h du matin. Le public découvrira alors dans chaque soirée 7 à 8 chanteurs. Les billets coûteront entre 150 et 200 DA. Mais le public est averti : « Pas d’appareils photos ni de caméra », qui ne seront tout simplement pas admis par les organisateurs qui ont fait appel à une entreprise privée de vigilance. « Compétition, promotion des jeunes talents », est presque un leitmotiv des organisateurs de cette version 2006. Plus d’une quarantaine de jeunes « chebs » qui viendront des quatre coins du pays passeront une présélection, durant les trois jours précédant l’ouverture, au TRO. Quatre d’entre eux se verront éditer (une compilation de 8 chansons). Mais tout le monde ici à Oran se pose la question de savoir qu’a apporté de concret l’institutionnalisation, il y a une année, de ce festival ? Eléments de réponse des organisateurs : cette édition 2006 sera, en effet, une fois de plus, marquée comme ses précédentes par une santé budgétaire des plus précaires. « Le festival voit rouge », confessait, mercredi, Mohamed Ounezar, trésorier du festival, lors d’un point de presse. Ce journaliste confiait, ce jour-là, à ses confrères, que « la trésorerie est des plus précaires. » « Seuls 800 millions, dit-il, ont été alloués au titre du budget par le ministère de la Culture. » « Ni la commune d’Oran ni encore moins la wilaya n’ont daigné mettre la main à la poche », regrettent encore les organisateurs. Ces derniers devront dès lors se contenter d’une contribution « symbolique » de Sonelgaz, de Sonatrach et autre ENTV. Une centaine de millions de centimes a été déjà dépensée avant même le démarrage du festival dans la campagne de communication. Aussi, faut-il encore prévoir une moyenne de 60 millions de centimes, par soirée, pour la rémunération des artistes qui vont participer. Voilà pourquoi beaucoup ne s’étonnent guère de l’échec des négociations menées auprès des managers des Khaled, Mami et autre Bilal. Cela fait bien longtemps que tout le monde a parié que les stars ne seront pas au rendez-vous. Le budget de 800 millions de centimes suffit à peine pour rémunérer deux artistes de la trempe de Khaled ou de Mami, qui auraient demandé près de 40 000 euros chacun. Enfin, il est à signaler que des tables rondes, une projection d’un document de Mourad Senouci, (un entretien avec le regretté Cheb Hasni), ainsi que des expositions seront organisées pour enrichir cette manifestation.

Cherif Lahdiri

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News Presse

“Oran en “raï majeur”

Oran - Les travées du théâtre de verdure “Hasni Chekroun” à Oran qui grouillent de monde depuis le début de la saison estivale ont accueilli mardi dans la soirée les férus du rythme raï, à la faveur du festival national de la chanson raï. “El Bahia” l’estivale est plongée dans une fontaine de jouvence pour retrouver ses sensations, sa joie de vivre et sa sérénité, bercée par une mélodie de “raï trab” (rai originel) ou de “raï mechyakha” (le raï des maîtres).

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News Presse

Festival du rai: Khaled enflamme la scène du théâtre de verdure d’Oran

Oran - Cheb Khaled est remonté jeudi soir sur la scène du théâtre de verdure “Hasni Chekroun” à Oran. L’événement, qui intervient à l’occasion de la 16e édition du festival national de la chanson raï, a permis aux fans du “king” de retrouver leur idole, communier avec elle et revivre l’ambiance d’antan. “Cheb Khaled est monté, pour la dernière fois, sur la scène du théâtre de verdure d’Oran en 1985 à l’occasion du festival “S’hab el baroud”. Depuis, il avait rejoint la France emportant dans “sa besace” le raï qu’il avait transformé en phénomène mondial”, dira un membre du comité d’organisation du festival.

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Conférence de Presse

Culture : ORAN/CONFÉRENCE DE PRESSE DU COMITE D’ORGANISATION DU FESTIVAL NATIONAL DU RAI

Enfin du nouveau pour l’édition de cette année !

Malgré son institutionnalisation, les contraintes et les difficultés semblent faire partie du festival du raï. C’est le constat fait lors d’une conférence de presse organisée hier au siège de l’Apico, où il était question de dresser un aperçu sur l’état d’avancement des préparatifs de la 16e édition du festival national de la chanson raï. Outre les discours habituels, cette année il va y avoir du nouveau, qui semble a priori assez prometteur.
L’on pourrait résumer les raisons de la lenteur dans les prises de décisions de la part des autorités locales qui se disent verbalement favorables à la tenue de ce festival, par une phrase dite par l’un des organisateurs qui précise qu’il s’agit là de son propre point de vue : “Il y a une sorte de frilosité dès que l’on évoque le festival du raï, on dirait presque qu’on en a honte, d’où cette réticence de nos responsables locaux.” A ce jour, diront les organisateurs, seul le ministère de la Culture a tenu ses engagements en octroyant le budget alloué à cette manifestation, en plus d’une certaine contribution de l’un des sponsors sollicités. Quant à l’APC, l’APW et la wilaya, diront les organisateurs, aucun membre les représentant n’a pris part aux réunions de préparation du festival, et ce, même s’ils ont donné leur aval. Scénario typique comme chaque année, pour se retrouver à régler tous les détails les plus importants à la dernière minute. Outre ce rituel qui n’honore pas une telle manifestation qui résiste au temps et aux entraves, cette année du nouveau il y en aura sûrement. Tout d’abord, le festival aura lieu du 1er au 4 août 2006 au niveau du théâtre de verdure et au stade de Aïn-Turk. Juste avant, il sera question d’une présélection où pas moins de 25 jeunes ont été retenus des wilayas d’Alger, de l’Est de l’ouest. Il ne doit en sortir que quatre, qui se distingueront par leur prestation. Un jury composé de paroliers, de musiciens et de journalistes pourra les juger durant trois jours les 29, 30 et 31 juillet 2006 au niveau du Théâtre régional d’Oran. Ces quatre jeunes sélectionnés pourront ainsi prendre part au festival du raï et auront la chance de figurer dans la compilation de chansons qui leur sera consacrée pour leur promotion et auront la possibilité de rencontrer des stars de la chanson raï tels Mami et Bilal. Il y aura également du changement dans les modalités de passage pour le tour de chant, il n’y aura pas plus de six chanteurs programmés par soirée au lieu des 12 et parfois même 15 artistes par soirée. Ces artistes devront signer un engagement pour éviter les défections de dernière minute et seront tenus d’effectuer à l’avance les balances. Cette année le festival du raï sera dédié à la doyenne du raï cheikha Rimiti, il est prévu pour la soirée d’ouverture un plateau exclusivement féminin avec cheikha Nedjma, cheikha Warda, Fadéla, cheikha Rabéa, cheba Kheira, Djenat et la troupe Chihab de Sid-Bel-Abbès qui interprétera le répertoire de Rimiti. Au programme également, des projections de documentaires sur le défunt cheb Hasni, mais aussi des documentaires sur l’évolution de la chanson raï, des expositions, des conférences. Cette année, le comité d’organisation promet d’être strict et intransigeant, il ne sera plus question de tolérer les enregistrements filmés par les boîtes étrangères sans autorisation ; d’ailleurs, il n’y aura, nous dit-on, aucune exception. En attendant les nuits chaudes de l’été, les amoureux de la chanson raï attendent comme chaque année avec impatience la tenue du festival du raï qui fait partie des habitudes estivales. Le souhait de chacun c’est qu’il se déroule dans les meilleures conditions.

Amel B. Le Soir D’Algérie, www.lesoirdalgerie.com
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Conférence de Presse

Le commissariat du Festival national de la chanson raï tient sa première conférence de presse

«Les responsables de la ville affichent leur désintérêt au Festival»

Le commissariat du Festival national de la chanson raï a effectué, hier, sa première sortie publique à Oran.

L’occasion était la 16e édition du Festival du raï et la première dans la vie du commissariat institué par arrêté ministériel au mois d’août 2005. Les responsables du commissariat ont, ainsi, exposé les grands axes de ce que va être l’édition de cette année qui devrait démarrer le 1er août pour prendre fin vers le 4 août 2006. Seulement, cette année, le commissariat a introduit des nouveautés et des arrangements à la mesure de l’événement. Ainsi, il y aura une présélection qui se déroulera du 29 au 31 juillet 2006 au profit des jeunes talents. La compétition entre les lauréats, dont quatre jeunes talents seront retenus dans le cadre d’un grand programme de promotion, se déroulera au Théâtre régional d’Oran TRO. Les autres jeunes «chebs» dont deux filles et deux garçons, bénéficieront d’un prix, outre des sorties et des programmations avec des stars, au cours du festival.

Des programmations artistiques, notamment à l’étranger et dans le pays, seront également au menu de cette promotion. Un support audiovisuel, une compilation des tubes les plus importants de ces jeunes talents, sera également confectionné par les soins du commissariat. Ce sera la révélation du festival. La 16e se déroulera sur deux scènes artistiques, notamment le théâtre de verdure «Chekroune Hasni» et le stade de Aïn El Turck. Les responsables du commissariat ont également confié que «des contacts très avancés ont été établis avec les stars du raï à l’étranger, notamment cheb Khaled, cheb Mami et cheb Bilal. Mais pour le moment, nous n’avons encore aucune confirmation», note M. Hadj Miliani, commissaire du festival, qui a expliqué que «pareils contacts se font très à l’avance et que, faute de budgets établis préalablement, aucun engagement ne pouvait être pris dans ce sens».

Les responsables du commissariat ont mis en exergue les difficultés matérielles et logistiques a uxquels fait face le festival à moins d’un mois de sa tenue. Dans ce cadre, il y a lieu de signaler «la frilosité des responsables de la ville qui malgré l’envoi de plusieurs correspondances n’ont toujours pas répondu à nos attentes», note le directeur du festival, Touil Nasreddine. Pourtant, le décret exécutif instituant les festivals à caractère culturel ainsi que l’arrêté ministériel instituant le Festival du raï désignent plusieurs établissements et institutions publiques, notamment la commune, l’APW, la wilaya, la Sûreté de wilaya, la protection civile et d’autres comme membres à part entière dans le comité d’organisation du festival. Aux trois séances de travail organisées par le commissariat, seuls la direction de la culture, la Sûreté de wilaya ainsi que l’Onda étaient présents. «Le jour où madame la ministre était venue à Oran pour assister à la 15e édition et annoncer l’institutionnalisation du festival, nous avions été étonnés de voir autant de monde, de responsab les et d’élus de la ville qui soutenaient un discours déconcertant. Aujourd’hui, ces mêmes gens et responsables jouent avec nous au chat et à la souris», note le directeur du festival.

Pour sa part, la directrice de la culture a réitéré sa «disponibilité quant à apporter son aide et sa contribution pour la réussite du festival, qui est l’affaire de tous sans exception», dira-t-elle. Il y a lieu de signaler que le festival connaîtra, cette année, un mode d’organisation nouveau, digne des grands festivals professionnels étrangers. A ce propos, le commissaire du festival fera part de la présence de plusieurs directeurs de festivals ainsi que de journalistes étrangers, notamment de France et d’Angleterre. La 16e édition du Festival du raï sera organisée en hommage à cheikha Rimitti. Dans ce cadre, la première soirée du festival qui sera entièrement dédiée à la défunte diva du raï, sera une soirée à thématique.

Baptisée Féminin pluriel, la soirée d’inauguration sera animée par le s grandes stars chebate du raï, dont cheikha Nedjma, Warda, Fadéla, Djenet et cheba Kheïra ainsi que cheba Djihane avec le groupe Chihab. Elles devront toutes interpréter des tubes de la défunte. Des tables rondes autour de la vie de la défunte diva seront animées par son manager Noureddine Gafaïti, une autre sur la gasba, la thèse d’un Danois qui a écrit sur le raï, une exposition sur le raï d’Isabelle Simone, une autre sur les 15 années du festival ainsi que des documentaires sur cheb Hasni, l’un réalisé par Mourad Senouci, ancien directeur de radio El Bahia et un autre qui sera diffusé par Khlifaoui qui a réalisé le fameux documentaire de Arte, Algérie, mémoire du raï.

par Mohamed Ouanezar

Copyright © 2006 La Tribune, Alger
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Presse Book du Festival de la chanson Raï

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“SUD OUEST” 09/05/1994

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“OUEST TRIBUNE” 18/08/2005

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“LE MATIN” 03/08/2003

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“SUD OUEST” 01/06/2005

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“La Tribune” 13/06/2005

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“Le Soir d’Algerie” 24/07/2004

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“El Watan” 28/11/2005

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“L’Expression” 13/06/2005

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“El Khabar” 18/08/2005
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Affiches Festival 2004

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Affiche de la 14éme édition du Festival de la chanson Raï 2004
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© MILIANI&Co 2004 - 2008. Tout droits réservés.

Réponses

comment vous pouver editer les photos du fistivale du rai sans metre celle de cheba djenet la ^princes du rai

salut au fun rai

je vous remerci de publié la photo de mon adorable et mon chéri dida le bassiste. please plus de photo de lui parceke c’est un tré grand artiste et je vois ke kil a participer a la réussite du festival il fait son job par amour. je lui souhaite beaucoup de réussite lui é tout le groupe liberté en particulier amine dahane le maîstro. et je tien a lui dire alla yaati el akal.

site web mlihe, yaatikoum saha , initiative vraiment mliha…. bassah, manque de professionnalisme (photos non commentées, droit d’auteur makache, chkoune photographe , au moins des commentaires khfafes aala les photos, les liens videos ma yatmachouches… ;)
wa lakine moubadara tastahel al tachji’ee
yatikoum saha

Bonjour tout d’abord je vous remercie pour votre commentaire, sur le point des droits d’auteurs, sachez que toutes les photos ainsi que les vidéos de se site sont des droits réservé au commissariat du festival national de la chanson raï par un contrat Creative Commons pour la juridiction international, dans la barre de droite du site il a le logo “CC” pour les droits d’auteur.
Toutes les photos sont la propriété exclusive et unique du commissariat du festival nationale de la chanson raï. pour se qui est des liens vidéos ils marchent parfaitement bien, le problème doit surement venir de votre ordinateur, car nous essayons tous nos liens avant de les publiée et nous les testons.
Nous essayons de faire de notre mieux pour amélioré se site et je vous remercie de nous encouragé a faire toujours mieux, c’est avec vous et pour vous que le site du festival du raï et le festival en lui même existe et se développe.
bonne journée a vous ;)
Amicalement Miliani Adel

Salam ouhalikoum el khawa…

On aurait aimé avoir davantage de portrait ou photo en plan Rapproché!

De plus, le plus ce serait que vous fassiez des commentaires notamment sur les jeunes Cheb qui ont du talent et qui démarre…

Je suis déÇu de ne pas voir les images des Darons du Ray qui ont traversé les générations sans usures : Cheikh Nani, El Hindi…

Pour moi ce sont les vrais Boss du Ray…

Allez Allah ijib el Kheir à tout le monde insha Allah…

Abdenour El Maghrabi.

vous avez fais un bon travail

waah kader saheb mohamed li yakhdem fel 16 rah hnaaa lol rah chaye33 aya mohamed ghadwa nchallah netlakou nefatrou aandi et3am nchallahh

franchemen b1 mm si lé foto ne sont pa parfaites le site nou a quan mm b1 laissé des souvenirs de ce festival alor merci a tous

moi sa ma plus alors je vous remercie et vous encourage à nous en refaire des comme celui là

salut tlmd

slt, je vous encourage pour ce travaille, et c merveilleux merci

slt…c un travaille top rabi yahfadkom …

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