
Ecrit lun 25 mai 2009 9:58 CEST par Alan in Ondes de Rock/Blog Yahoo Music
Salut la compagnie,
Le 5 juin prochain sort le premier album de Chickenfoot. Si ce nom ne vous dit absolument rien, pas la peine de vous creuser plus les méninges.
Car Chikenfoot est une nouvelle formation composée des anciens membres de Van Halen Sammy Hagar et Michael Anthony, respectivement chanteur et bassiste, du batteur des Red Hot Chili Peppers Chad Smith, et emmené par le virtuose de la six cordes Joe Satriani.

Bref, Chickenfoot n’est pas le dernier sandwich de chez MacDo mais un jeune combo composé de vieux briscards.
Dans le jargon, on appelle ça un « super groupe ». Le concept, très en vogue dans le rock, est né à la fin des années 60.
Pour faire un « super groupe », la recette est simple et répond au vieil adage : « C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures ». Les mauvaises langues diront « c’est avec les vieilles peaux qu’on fait les meilleures raclures », mais ne les écoutons pas.
Alors voilà, en guise d’ingrédients, prenez des musiciens ayant déjà acquis une certaine notoriété en solo, ou au sein d’une ou plusieurs formations. Faites les jouer ensemble le temps d’un album ou deux. Ajouter à cela quelques concerts, et le tour est joué.
Projets parallèles pour musiciens infidèles ou échappatoires pour artistes en froid avec leurs formations habituelles, il s’agit dans la plupart des cas d’associations éphémères, mais pas toujours. Fondé en 1973, autour de deux musiciens de Santana, Neil Schon et Gregg Rollie, et de Ross Valory, ancien bassiste du Steve Miller Band, Journey est devenu rapidement un groupe à part entière. Aujourd’hui, les californiens continuent de tourner pour notre plus grand plaisir, même si la formation de base a quelque peu changé.
Il arrive également que certains combos fassent un retour plus ou moins remarqué, et de manière épisodique, sur le devant de la scène. C’est le cas de Bad Company, le super groupe de hard rock britannique, mené par Paul Rodgers (Free, The Firm, Queen), qui repart cet été sur les routes américaines pour une dizaine de dates. Ou de Cream, la bande d’Eric Clapton, qui a rebranché ses amplis le temps de quelques soirées en mai 2005, au Royal Albert Hall de Londres.
À chaque décennie ses supergroupes et si Cream, Emerson Lake & Palmer ou Asia ont marqué les années 60, 70 et 80, quelques jeunots perpétuent la tradition. Citons notamment Jack White des White Stripes qui a délaissé sa soeurette pour se lancer dans l’aventure des Raconteurs.
Solidement ancré dans le rock, et le monde anglo-saxon, le concept a néanmoins dépassé les frontières géographiques et fait des émules dans d’autres mouvements musicaux (Buena Vista Social Club, Giants of Jazz…).
En France, il répond aux abonnés absents. Les “super groupes”, c’est pas le genre de la maison. Il faut dire que chez nous, le rock joue l’arlésienne.
Et les autres genres, très en vogue dans nos contrées, comme la chanson « à textes » ou le rap, n’en sont guère friands. En même temps, on ne s’en plaint pas. Imaginez une seule seconde la réunion de Vincent Delerm, Cali et Christophe Maé ! Tous aux abris ! Manquerait plus que Francis Lalanne en gourou spirituel pour compléter le tableau…Lire la suite























