

Mercredi 22 avril, c’est le deuxième jour du festival, mais le premier avec une vraie programmation sur plusieurs lieux. Une journée marquée par les excellents concerts de The Dodoz et Stuck In The Sound.
On avoue ne pas avoir foulé le sol des salles avant 21 heures. On rate donc lamentablement les scènes découvertes, avec notamment Minuscule Hey de Bordeaux. On nous dit que le concert du duo mini-rock était très bien. On voit une photo du live dans « La Nouvelle République », mais ça ne nous en dit pas beaucoup plus. Promis, on se rattrapera les jours suivants.
21h20. On s’impose un petit détour par le Phénix. Ce soir, l’événement, c’est le concert de Benabar, chanteur à succès que l’on connaît, et le chapiteau est plein. Le public participe chaleureusement au concert. Il faut dire que Benabar fait tout ce qu’il faut pour. Dans le genre « je ne me prends pas trop au sérieux ». Les choristes et les musiciens jouent aux mimes ou font quelques pas de danse pour accompagner le chanteur star. Musicalement, on est un peu déçu. L’efficacité des chansons-qui-parlent-à-tout-le-monde est indéniable, mais on osait espérer que Benabar élève un peu le niveau, brosse un peu moins ses spectateurs dans le sens du poil.
21h50. On se retrouve devant le 22. La moyenne d’âge est franchement plus jeune qu’au Phénix. Les Toulousains The Dodoz ouvrent la soirée et une bonne centaine d’adolescents à l’allure très Strokes attendent devant la salle. Dans la salle, l’ambiance met un petit quart d’heure avant de décoller, mais une fois que c’est parti, c’est parti. Les quatre Dodoz impressionnent par la maîtrise de leur set, leur synchronisation et la maîtrise impeccable des instruments, rare dans la jeune scène rock française.
22h45. On erre entre les deux salles 22 Est et 22 Ouest en attendant le concert de Stuck In The Sound. On voie le début de Dead Sexy Inc., trio goth-glam assez drôle. Les chansons sont communes, l’attitude décadente au possible. On se croirait dans Spinal Tap. Puis on se faufile dans les premiers rangs pour voir les Von Bondies de Detroit. On se souvient avec émotion de l’album « Lack Of Communication » et on espère retrouver un peu de cela. Mais c’est à un concert très paresseux qu’on assiste. Jason Stollsteimer a certainement plus envie d’aller fêter son anniversaire que de faire des efforts pour jouer et chanter correctement. Il laisse les deux pin-ups Christy (à la guitare) et Leann (à la basse), pourtant pas très talentueuses, mener le show.
00h30. Les Stuck In The Sound ne vont pas tarder à monter sur scène. Leur public s’est déplacé en masse et dès la première chanson il se déchaîne dans les premiers rangs. Jouant un set composé de 2/3 de chansons du précédent album et 1/3 issues de « Shoegazing Kids », les Stuck mènent le public où ils veulent. Hyper pros, ne décrochant pas un sourire, les quatre ne détendent l’ambiance sur scène qu’après une demi-heure. Les pogos et autres slams vont bon train et José laisse quatre jeunes, égarés sur la scène, relancer « Toyboy » au milieu du titre. Chez Stuck In The Sound, on est surtout impressionné par la maîtrise du son et des titres, qui ne sont pas les plus simples du monde. Applaudi et rappelé, le groupe reviendra en héros pour un dernier titre, « Delicious Dog ». Il est 02H02, les concerts sont terminés, mais les rues encore bien animées et on rentre un peu assommé par cette décharge sonique.
Caroline Harleaux/ Voxpop Music in VoxPop













