Clôture en apothéose du festival du raï de Sidi Bel Abbès
août 4, 2010 Laisser un commentaire
La 3è édition du festival national du raï s’est achevée ce mardi matin après six grandes soirées festives qui eurent pour cadre le stade communal des trois Frères Amarouch qui, à défaut des prouesses footballistiques locales, trouva en la culture une réelle bouffée d’oxygène, de loisirs qui bouclent ainsi toute une programmation culturelle, synonyme de redynamisation du fait culturel doublé d’acquisitions culturelles, bibliothèques, maison de la culture, une cinémathèque et autres sites d’expression artistique. Outre le concours des jeunes talents en herbe initié en préambule du passage d’une trentaine de stars de la chanson raï.
Le nombreux public venu de plusieurs régions du pays a eu droit à une animation diversifiée en l’ultime soirée de clôture en présence des autorités locales. A cela, il faudra mentionner
la bonne organisation, les familles d’un côté, les jeunes dans un autre espace mitoyen, un site
pour les artistes, un autre pour les officiels, et ce, outre les différents médias accrédités.
Le commissaire du festival ne cachait pas sa joie de voir de nouveau relever le pari tout en concrétisant un déterminisme en annonçant lors de sa prise de parole: «A la 4 édition». Et c’est l’orchestre national de Barbès venu comme on le sait de Paris pour enflammer le «Petit Paris» en exécutant magistralement des morceaux du terroir par le biais de ses artistes y compris par les sonorités… qui dépassèrent le cadre géographique du quartier de «Callason», voire le stade communal. Après l’ONB, l’on assista à la remise des prix du concours des jeunes, remporté par le jeune Benhabib. Ce dernier sera pris en charge une année pour sa promotion, deux autres ont été récompensés lors de ce cérémonial qui verra l’enfant du bled Mimoun dans un registre nostalgique à travers le mythique tube de «Khalti Fatima».

L’atmosphère était déjà électrisée lorsque Cheb Abdou a fait son apparition au stade omnisports de Sidi Bel Abbès, vers minuit. Tout de blanc vêtu, rondelet et à la gestuelle efféminée bien prononcée, Abdou demeure inclassable dans l’univers rai. Accueilli en véritable star, il n’était pourtant pas programmé pour cette troisième soirée du Festival du rai qui se tient du 2 au 8 août dans la cité de la Mekerra.
Ces soirées, qu’animeront les meddahate (orchestre féminin traditionnel), auront pour cadre le théâtre de verdure, au faubourg Thiers. L’annonce a été faite par Akloul Sid-Ali, commissaire du festival, lors d’une conférence de presse animée samedi à la cinémathèque Moksi. « Le festival de Sidi Bel Abbès aspire à aller plus loin pour préserver un patrimoine musical typiquement algérien qui, aujourd’hui, est fortement revendiqué par d’autres pays », a estimé Akloul, faisant certainement allusion au Festival international du raï d’Oujda (Maroc) dont les initiateurs ne cessent de redoubler d’efforts dans le but de s’approprier un genre musical déjà estampillé made in Algeria.










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